Akino Arai poursuit est termine la relecture de ses albums « classiques » dans le cadre de ses 40 ans de carrière. Après Sora no niwa, Furu Platinum, puis le superbe disque Eden, c’est au tour de Sora no Sphere d’être repensé dans ce live spécial. Intitulé Arai Akino Live 2026 Resound all songs ~Sora no Sphere~ (Otemachi Mitsui Hall Tokyo), ce concert a eu lieu le 8 mars 2026.
Comme pour les précèdent concerts, tous soldout, Akino propose une retransmission de ce concert en streaming via la plateforme ZAIKO (accessible partout dans le monde).

Sora no Sphere est un album particulier dans la discographie d’Akino Arai, car nous l’avons attendu presque 5 ans ! C’est aussi un album qui prend le contrepied du précédent, Eden, car il est lumineux et solaire.
Set-list Arai Akino Live 2026 Resound all songs ~Sora no Sphere~ @2026.03.08 Otemachi Mitsui Hall (Tokyo) :
Album : Sora no Sphere (2009)
01. Haleakala
02. Monday. Tuesday
03. Kagami no kuni
04. Terminal
05. Inshou
06. mizu
07. Norbuglingka
08. Orient Line
09. Lhasa
10. At Eden
11. The Tree of Life
12. Wings of Blue
13. Taiyou no tou
ENCORE
14. Torikago no yume (album : Blue Planet)
- MC 01 -
15. Silent Stream (album : Sora no uta)
- MC 02 -
16. Welcome to Riskcaution Corporation (album : Kouseki Radio)
Musiciens :
Vocal : Akino Arai
Keybord : kidlit
Guitar : Nobuyasu Horikoshi
Violon : Masahiko Todo
Cello : Yuki Takahiro
Comme lors des concerts précédents, Akino Arai a interprété, dans l’ordre et sans interruption, l’intégralité de son album Sora no Sphere. Il faut d’ailleurs noter que cet album est l’un des plus longs de sa discographie « classique ».
La production sonore du concert était vraiment élégante et délicate. On ressent clairement la patte de kidlit, qui a proposé des arrangements à la fois intéressants et renouvelés. Le mélange entre les cordes, la guitare et les synthétiseurs était particulièrement subtil. Je suis toujours curieux de découvrir de nouveaux musiciens au sein du groupe d’Akino : ils apportent souvent des idées fraîches et une couleur sonore légèrement différente. La robe d’Akino Arai était également très belle : un voile vert pâle orné de nombreuses fleurs brodées. On retrouvait d’ailleurs ces motifs floraux sur la tenue de kidlit, créant une certaine harmonie visuelle sur scène.
Le concert a débuté avec Haleakala, un titre dont je n’ai jamais été particulièrement fan (et que j’ai toujours davantage perçu comme une chanson de fin de concert). Le programme s’est ensuite déroulé jusqu’à la douce et magnifique ballade Taiyou no Tou. En aparté, j’ai toujours eu un peu de mal à comprendre la structure de cet album, notamment l’ordre des chansons. Si certains enchaînements sont remarquablement pensés, d’autres paraissent plus abrupts. C’est le cas de cette chanson d’ouverture, qui aurait selon moi parfaitement pu conclure l’album. De même, Orient Line, un morceau pop-rock qui ne m’a jamais totalement convaincu, s’insère entre deux ballades atmosphériques incroyables. Quant à Wings of Blue, je ne sais toujours pas vraiment quoi en penser.
Finalement, les grands moments de l’album se sont confirmés sur scène. Le concert démarre très bien avec le trio de chansons pop très mélodiques Monday, Tuesday, Kagami no Kuni et Terminal (cette dernière étant ma préférée de cette première partie).
J’attendais avec impatience ma chanson favorite de l’album, Inshou, et la version proposée fut tout simplement magique, de la première à la dernière note : plus électro, mieux rythmée, plus planante. Les lumières et les projections accompagnaient magnifiquement la musique. Un très grand moment.
Très vite a suivi la chanson qui constitue pour moi le cœur émotionnel de cet album : Norbulingka. Cette nouvelle version, interprétée avec une grande sensibilité par Akino Arai, était sublimée par de superbes jeux de lumières.
La grande surprise est venue de Lhasa, déjà très beau morceau à l’origine, mais dont les nouveaux arrangements m’ont profondément ému. La première partie, presque a cappella, était superbe, avant que la composition ne prenne rapidement de l’ampleur en mêlant acoustique et électronique avec beaucoup de finesse.
Une surprise similaire est venue de la célèbre ballade At Eden, un classique de la discographie d’Akino Arai pour la pureté de sa mélodie. Là où la version originale était une épure au piano et au violon, les arrangements du concert lui donnent ici une ampleur nouvelle, plus puissante et plus électronique. Une variation étonnante mais totalement convaincante, qui met encore davantage en valeur l’écriture de ce titre.
Après Wings of Blue, proposé dans une version plus rock et plus élaborée que la version studio — ce qui m’a presque réconcilié avec ce morceau pop up-tempo assez déroutant —, le concert s’est achevé avec Taiyou no Tou et sa délicatesse bienvenue.
En rappel, Akino Arai a interprété Torikago no Yume dans une version charmante, suivie de la très longue et toujours magnifique Silent Stream. Le concert s’est finalement conclu dans une forme de joyeuse folie avec une version encore plus déstructurée de Welcome to Riskcaution Corporation, morceau expérimental en anglais issu de l’album Kouseki Radio. Ce final, d’une créativité débordante, était aussi très émouvant — d’autant qu’Akino semblait particulièrement habitée par cette dernière interprétation.
Au final, ce concert consacré à Sora no Sphere a démontré une grande sophistication musicale, avec des arrangements complexes mais parfaitement exécutés. Une nouvelle fois, bravo à kidlit pour ce travail remarquable. Prochaine étape (outre le deuxième concert consacré à cet album), rendez-vous le 14 juin pour le concert célébrant la sortie de l’album Akinosphere, qui marquera, pour l’instant, le point d’orgue de quarante années de carrière.







































































































